JANIN, Jules (1804-1874) : Consolations, (1832).
Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Bibliothèque Municipale de Lisieux (16.03.1998)
Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Bibliothèque municipale, B.P. 7216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.66.50.- Minitel : 02.31.48.66.55
Mél : bmlisieux@mail.cpod.fr, [Olivier Bogros] bib_lisieux@compuserve.com
http://ourworld.compuserve.com/homepages/bib_lisieux/

Diffusion libre et gratuite (freeware)
Texte établi d'après l'édition de Petits souvenirs, tome cinquième des Oeuvres de jeunesse publiées par la Librairie des bibliophiles à Paris en 1883.

Consolations
par
Jules Janin

~~~~

Si vous aviez assisté à la belle leçon qu'a faite le docteur Broussais sur le choléra, vous auriez appris qu'il regarde la peur comme aussi meurtrière que le mal. Voilà tout ce que vous saurez de la leçon de M. Broussais pour aujourd'hui. M. Broussais est un homme qui parle bien, qui raisonne nettement, qui va droit au but, mais qui est terrible. Quand il a eu fini sa leçon, l'auditoire était pâle et blême ; plus d'une joue était marquée au signe fatal. Il n'y a pas d'oraison funèbre de Bossuet prononcée par Bossuet lui-même en pleine chaire, qui ait produit dans son temps un effet aussi terrible que cette leçon. La médecine, voyez-vous, dans les temps où nous sommes, c'est la seule éloquence qui se comprenne, c'est la seule puissance qu'on redoute, le seul maître auquel on obéisse. Obéissons donc à notre maître Broussais, rassurons-nous, et, pour commencer, n'assistons pas à ses terribles leçons ; seulement, écoutons-les de loin. Que l'écho, affaibli par la distance, en vienne jusqu'à nous, pour nous instruire et pour nous assurer quelque peu.

Consolons-nous de notre mieux en attendant la fin de toutes ces misères ; ainsi le veut Broussais. Or, à propos de consolations, je connais un homme qui a entrepris la guérison d'une belle dame très nerveuse et très craintive, et voilà comment cet homme s'y prenait.

La pauvre malade avait bien peur ; sa poitrine se resserrait au moindre battement de son coeur, qui battait toujours ; elle levait au ciel ses mains engourdies ; elle interrogeait à chaque instant tout son être, qui frissonnait d'horreur ; elle subissait des angoisses inouïes, comme nous tous nous en avons subi ; rien ne lui convenait alors, ni les fleurs de son jardin, qu'elle aimait tant ; ni le soleil du bois de Boulogne, qui est si clair et si pur ; ni les magasins de modes d'Herbault, où les plus grandes dames font des haltes si délicieuses et si longues dans les beaux jours ; ni la poésie chantée le soir par quelque beau jeune homme aux gants blancs et à l'oeil noir, martyr d'une passion inédite ; ni les tableaux du jeune artiste qui pleure l'exposition retardée, et qui se couche sur un grabat entouré de chefs-d'oeuvre ; ni la danse de l'opéra, semée d'écueils ; ni le roman ensanglanté à toutes les pages ; ni la tapisserie capricieuse, éclatante peinture qu'on dirait échappée aux Gobelins ; ni même son long sommeil sous les rideaux brodés, ce sommeil qui se reflète dans la glace mystérieuse au fond de l'alcôve éclairée par la lampe qui veille ; ni les médisances à voix basses, quand, le matin, plongées dans une ottomane profonde, deux amies s'amusent à massacrer leurs autres amies, à rire tout haut, à rire tout bas ; ni les petits billets qu'on écrit sur papier bleu, et qu'on envoie cachetés avec de la cire ambrée.

Encore une fois, rien de ce qui faisait sa vie et sa poésie de tous les jours ne plaisait à cette pauvre dame ; elle languissait, elle était mourante, elle était morte. Mais, pâle et languissante qu'elle était, et toujours à jeun, elle était très belle encore.

Elle, qui avait accueilli Paganini avec transport à son premier voyage, Paganini lui déplaisait.

Ce sombre génie à la tête penchée, aux cheveux flottants, au corps brisé et qui plie sur sa hanche droite, il revient, tenant son violon avec cette rage froide qui n'est qu'à lui ; le voilà qui rejette en l'air son archet et son âme, le voilà qui se passionne, qui soupire, qui rit, qui pleure ! Puis, le voilà qui se livre à ses bouffonneries de grand artiste, car la charge est un des privilèges du génie : il n'appartient qu'au génie d'exceller dans la charge. Paganini est devant votre malade, il s'abandonne à toute sa passion, à toutes ses rêveries, à toute sa laideur, à ses caprices les plus fantasques ; on dirait un reptile souillé de limon qui prend des ailes ; il enfonce ses longs doigts sur la corde, son large pied dans le sol, son regard sublime sur la note qu'il lit dans son âme. - C'est certainement la plus bizarre et la plus sublime créature des temps modernes, et tout cela un jour de peste, - un vendredi saint, dans un temps où le christianisme est bien près de redevenir un besoin social, toute autre poésie nous manquant. - Eh bien ! Paganini lui-même, sortant de terre à la voix des malades, Paganini et son chant, et ses charges, et ses bouderies, Paganini, en présence de cette âme de femme si facile à impressionner dans des temps ordinaires, - ce grand génie a échoué. Les amis de cette dame, elle en a beaucoup, car elle est bonne, et douce, et charmante, la jugèrent pour le coup dans un état désespéré.

Elle avait un médecin comme on a un médecin ordinaire, un ami attentif, complaisant, patient outre mesure, qui vous plaint et qui longtemps interroge votre pouls quand vous êtes femme et que vous avez la main blanche et potelée, juste dédommagement de tant de petits soins. - On résolut d'appeler un autre médecin, un docteur de l'espèce brusque, qui parle haut et bref, qui vous regarde d'un oeil sévère, qui volontiers vous toucherait le pouls avec le pommeau de sa canne ; il arrive quelquefois que le malade s'est bien trouvé de ce regard qui fascine, de cette parole qui fait expirer la vôtre, de cette volonté souveraine qui vous ordonne de bien vous porter. On trouva donc un docteur noir pour venir au secours de cette dame, qui s'était montrée si rebelle aux blondes paroles de son médecin ordinaire.

Le docteur noir arriva gravement. Il s'assit dans un fauteuil vis-à-vis de la malade qui tremblait. Il la regarda de la tête aux pieds, et d'un oeil froid, comme s'il eût été habitué à voir souvent un corps aussi souple, un pied si petit, une taille si bien prise, une tête si bien attachée. La malade, à ce coup d'oeil de plomb, comprit qu'elle n'avait cette fois aucun empire sur l'esprit de l'homme qui la regardait, et qu'elle était tombée tout entière au pouvoir du médecin ; comprenant cela, elle eut peur.

Celui-ci, avec une voix plus douce que son regard :

«Madame, lui dit-il, vous n'avez pas encore le choléra ; mais, si vous obéissez à vos nerfs, si votre poitrine reste ainsi gonflée, votre esprit aussi tendu, je ne réponds de rien». Disant cela, il fit mine de se lever : la malade jeta un cri ; il resta.

Après un silence, il reprit la conversation, et il parla longtemps, il parla à tuer vingt fois cette pauvre femme ; mais c'était un grand physiologiste, et il savait ce qu'il disait. Voilà ce qu'il lui dit, à peu près : «Madame, il faut absolument vous consoler. Ce qui se passe chez vous depuis un mois est bien triste ; mais enfin vous savez l'histoire. Que de pertes et de grandes pertes dans l'histoire ! Remontons seulement à Thucydide. L'an 429 avant J.-C., dans Athènes, une ville presque parisienne, Madame, toute remplie de poètes qui se taisaient, d'archontes qui veillaient et de femmes qui avaient peur, vint la peste ; une peste brûlante, livide, qui souillait la lèvre d'un sang impur, qui accablait le malade pendant neuf jours, lui ôtant tous les genres de mémoire, celle du coeur d'abord. Les rues étaient jonchées de morts ; le fils chassait son père de la maison paternelle, l'esclave chassait son maître de son lit.

«L'horrible fléau dura trois ans ; il enleva Périclès, après avoir brisé autour de lui ses deux fils, sa soeur, tous ses parents. Consolez-vous donc, Madame, le choléra a resserré chez nous les liens de famille ; pas un fils n'a abandonné le chevet de son père, pas un domestique n'a quitté son maître ; personne n'a manqué ni à son coeur, ni à son devoir».

Mais la dame, plus tremblante que jamais, ne se consolait pas.

«Madame, reprenait le docteur noir, Rome a été ravagée trois fois par la peste. La première fois, elle avait à peine cent ans d'existence, et cependant elle est devenue la première ville du monde. Les ratifications arrivent de toutes parts à Paris ; le commerce des soies s'est relevé à Saint-Étienne ; le camphre se vend au poids de l'or : consolez-vous, Paris est plus vivant que jamais».

Mais la dame ne se consolait pas.

Lui, toujours infatigable, plaçait sa canne entre ses jambes, et, appuyant sa tête sur ses deux mains : «Si nous passons à l'ère chrétienne, les pestes ne se comptent pas. L'an 65 de Jésus-Christ, Néron voit arriver la peste. Joyeux amateur de fléaux, il la reçoit dignement, comme il reçut plus tard l'incendie. L'invasion des barbares, si longue dans ce monde romain, est toujours accompagnée de la peste. La première peste de Paris remonte à 540 ; deux ans après, Constantinople était frappée d'une contagion qui enlevait cinq mille morts chaque jour, et cette peste a duré cinquante ans. A Marseille, depuis que Marseille existe, on connaît le Mal des ardents ; c'était d'abord un grand froid, puis une chaleur immense, puis la mort. Je ne vous parle pas de la petite vérole et de la lèpre. Or, tous ces fléaux existaient à la fois dans des villes malsaines, où rien n'était prévu : il n'y avait ni ordre, ni propreté, ni police, ni médecins ; le fléau tombait de toute sa hauteur sur les hommes entassés. Aujourd'hui nous avons de grands médecins, la chimie est en progrès, les rues sont lavées deux fois par jour ; nous avons les chlorures et les désinfectants de tout genre ; nous avons du linge blanc, et vous, Madame, un mouchoir de batiste brodé, que vous avez grand tort de charger de trop fortes odeurs. Ainsi donc, demandez un mouchoir blanc à votre femme de chambre, et consolez-vous, Madame».

La dame jeta bien loin son mouchoir infecté de camphre ; elle prit un autre mouchoir, mais elle ne se consolait pas.

Comme il la vit plus pâle que lorsqu'il était entré : «Que serait-ce donc, lui dit-il, si vous lisiez l'histoire de la Chine ? Songez donc à cela, Madame : en 1232, et dans l'espace de cinquante jours, neuf cent mille cercueils sortirent d'une seule ville. Un siècle après, sortait encore de la Chine la peste universelle, autrement dit la peste noire ou la grande mort. C'était là une belle et sévère peste ! Elle a marché, capricieuse et vagabonde, comme marche le choléra-morbus ; elle a décimé le monde ; elle a enlevé à Paris quatre-vingt mille personnes, parmi lesquelles il faut compter Jeanne de Bourgogne, femme de Philippe de Valois, et la duchesse de Normandie, sa soeur. Le seul combat d'Avignon perdit cent vingt mille habitants. L'Italie, cette belle terre, fut sillonnée dans tous les sens ; Florence, Rome, Gênes, se couchèrent dans le cercueil. Pétrarque, qui donnait au monde la langue italienne, voyait la belle Laure, qu'il a trop chantée, enlevée par la contagion. C'était horrible à voir ! Les villes désertes, les moissons pendantes sans moissonneurs, les juifs accusés d'empoisonnements et égorgés comme ont été égorgés, il y a quelques jours, plusieurs innocents par la même populace toujours stupide ! C'était une terreur comme à la fin du monde ; on prétendait que la peste se communiquait par le regard ; concevez-vous cela ? Cependant, à cette même époque, l'Italie, jonchée de morts, fut témoin d'une immense association pour le plaisir. On s'enivrait de compagnie, on se couronnait de fleurs, on chantait tout le jour, et le soir on faisait des contes, contes de galanterie et d'amour, recueillis par Boccace, et précédés d'une horrible préface qui est un chef-d'oeuvre. Faites comme les Florentins, Madame ; si je ne vous conseille ni de boire ni de chanter, au moins lisez des contes. Justement M. de Balzac vient d'en faire de nouveaux, encore plus graveleux que ceux de Boccace : hâtez-vous, profitez du choléra pour les lire : le choléra porte avec lui son excuse. Quand le choléra sera parti, vous serez obligée de lire ces contes en cachette, si vous les lisez : donc lisez les Contes drolatiques de M. de Balzac, Madame, et consolez-vous».

Mais la dame, pâle comme Pétrarque lorsqu'il apprit la mort de Laure, ne se consolait pas.

«En vérité, Madame, reprenait le docteur noir, à vous voir si triste et si mélancolique, je vous souhaiterais la peste qui éclata en Hollande en 1373 ; cette peste s'appelait la Danse de Saint-Jean. Ceux qui étaient atteints devenaient fous de joie ; ils allaient à demi nus dans les rues, dansant et chantant. Sur les places publiques, dans les églises, ce n'étaient que contredanses et chansons. Il en fut ainsi dans toute l'Allemagne : toute l'Allemagne dansa la Danse de Saint-With ; c'était une folie raisonnable, celle-là : la vôtre n'a pas le sens commun».

Et, comme la dame ne se consolait toujours pas, le docteur noir continuait son discours : «Mais savez-vous qu'au XVe siècle le Trousse-galant vous prenait au bas-ventre, vous enfonçait ses griffes glacées dans les entrailles, et vous jetait roide mort ? A Paris, les loups des forêts firent irruption dans les rues jonchées de cadavres ; à Rouen, les chiens dévoraient les enfants abandonnés. Dans le même siècle, et trente ans plus tard, éclata la peste de Florence, sur laquelle il y a de si belles pages de Machiavel ; trente ans plus tard encore, la peste ravageait la Gascogne. Lisez les belles plaintes du sire de Montaigne : comme son scepticisme recule devant ces désordres ! Dans les anciens lieux de réunion, dans les marchés, on n'entend plus que ces mots : «Un tel est malade, «celui-ci a fui, cet autre est à l'hôpital !» Et cependant, le bon sire s'est trouvé l'âme forte, il a résisté, il s'est consolé de son mieux ; faites comme lui, Madame, consolez-vous».

Mais l'exemple du sire de Montaigne ne touchait pas la dame ; elle ne se consolait pas.

Alors, pour la tirer hors de France, et après lui avoir raconté les épidémies du Midi, le docteur noir raconte à sa malade les épidémies du Nord. «Moscou perd cent mille âmes en 1713, cent mille âmes en 1770. La czarine épouvantée, femme également souillée par la débauche et par le sang, quitte la ville ; le peuple furieux assassine l'archevêque Ambroise dans son église ; les pestiférés quittent les hôpitaux pour piller la ville, on les assomme à coup de knout ; voilà des pestes ! Ainsi donc, Madame, consolez-vous !»

«Et sous la Régence, la peste de Marseille, dont Marseille frémit encore ! Ces cadavres livides sous ce soleil brûlant ; cette soif et cette faim de tout un peuple ; le chevalier Rose et le saint évêque Belzunce ! quarante mille individus morts dans les murs de Marseille, et quatre-vingt-seize mille dans toute la Provence ! Ainsi donc, Madame, consolez-vous !

«Et le scorbut, et le typhus et la fièvre jaune, et toutes les maladies contagieuses qui nous arrivent par enchantement. - Une odeur venue de l'Orient ; - un oiseau qui tombe de l'arbre ; - une fleur à peine éclose ; - une main qu'on vous tend avec un sourire ; - voilà la peste ! Mais le choléra n'est pas contagieux ! Ainsi donc, Madame, consolez-vous !

«C'est un tribut à payer, et que le mois prochain verra soldé en entier. Consolez-vous, le monde moderne est plus heureux en ceci que le vieux monde. Depuis la fondation de Rome jusqu'au règne d'Auguste, on compte trente-trois pestes en Italie, trente-trois pestes en 732 ans ! Depuis l'ère chrétienne jusqu'en 1680, l'Europe a éprouvé quatre-vingt-dix-sept grandes épidémies ; dans le courant du XVIIe siècle, la peste s'est montrée quatorze fois, et huit fois seulement au siècle suivant. Tout s'est affaibli en Europe, même la peste ; le choléra est un malaise d'un jour, comparé à ces tortures. - Ainsi donc, Madame, consolez-vous !»

Quand le docteur noir eut bien décrit toutes ces pestes et bien raconté toutes ces morts, il se leva et sortit sans dire un autre mot de consolation à la dame. Ce docteur-là était un de ces hommes sans pitié pour les petites souffrances qui vous font tant souffrir ; sans remède pour les petites maladies qui vous rendent si malade ; un homme qui exploitait la peste en grand, qui était gêné devant une simple crise de nerfs, qui n'était à son aise que dans les angoisses d'un hôpital. Ce jour-là sa mauvaise humeur était au comble, il y avait près de trois mille lits vacants dans les hôpitaux. C'est un étrange docteur que le docteur noir !

Cependant sa visite eut cela de bon qu'elle fit comprendre à la dame combien il y avait en effet peu de danger dans les fléaux du monde moderne, et combien aussi elle devait de reconnaissance au médecin qui compatissait à ses maux. Elle prit donc un peu d'empire sur elle-même, elle prêta l'oreille au pas massif du docteur noir qui descendait l'escalier, puis elle envoya chercher son médecin ordinaire : il revint ; il la regarda de nouveau avec indulgence et compassion ; il la trouva fort malade en effet, et il lui dit qu'elle était malade, mais que rien n'était désespéré. Pour commencer sa guérison, il lui ordonna de manger une aile de volaille et de boire un verre d'eau sucrée le soir, et il la tira parfaitement de ce mauvais pas.

Un docteur noir est utile aux masses ; un docteur blond est indispensable aux individus. La leçon cholérique de M. Broussais est excellente à faire à des médecins, elle ne vaut rien à lire aux gens du monde. A chacun sa pharmacie. La sangsue et les purgatifs aux grands malades, la consolation aux petits ; aux uns les leçons de Broussais, mon feuilleton aux plus malades. Et voilà pourquoi le Journal des Débats ne vous donnera pas la leçon de Broussais aujourd'hui.

Quant à notre belle dame, voici quelle est son intention : quand sa santé, c'est-à-dire la santé publique, sera remise, elle fera une visite à ses deux médecins : seulement, elle ira chez le docteur noir quand elle sera bien sûr qu'il est sorti ; chez l'autre, au contraire, elle ira tout exprès pour le trouver ; et, s'il est absent, elle lui laissera sa carte avec cette adresse, qui est le plus bel éloge qu'on puisse faire d'un médecin aujourd'hui : A celui qui console.


retour
table des auteurs et des anonymes